Une crise psychiatrique à la maison.
Quelqu'un entend ou voit des choses que vous ne percevez pas, tient des convictions délirantes, n'a pas dormi depuis plusieurs jours, ou parle d'en finir. Vous n'avez pas besoin de connaître le diagnostic pour agir cette nuit : voici quoi faire, et qui appeler.
Les signes qui doivent décider
Un seul de ces signes suffit pour appeler — et l'appel n'engage à rien.
- Des propos suicidaires ou d'auto-agression, avec ou sans scénario précis.
- De la violence ou des menaces, envers les proches ou envers lui-même.
- Une confusion : la personne ne reconnaît plus ses proches.
- Un refus total de boire et de manger depuis plus de 24 heures.
- Une insomnie totale depuis plusieurs jours, avec exaltation.
Cette nuit, chez vous
Ces gestes tiennent le temps que l'aide arrive ; ils ne remplacent pas l'appel.
- Restez calme et parlez bas : le ton compte autant que les mots.
- Ne contredisez pas frontalement un délire : vous n'avez pas à le confirmer, seulement à ne pas en faire un affrontement.
- Écartez ce qui peut blesser : médicaments, objets tranchants, clés de voiture.
- Ne laissez pas la personne seule, même quelques minutes.
Et ce qui aggrave :
- Crier ou menacer.
- Tenter de raisonner à tout prix : une conviction délirante ne cède pas à l'argument.
- Promettre que « ça ira demain » : la crise appelle des soins, pas une promesse.
Qui appeler
En cas de danger vital immédiat, composez le 190 (SAMU).
Dans tous les autres cas, appelez la clinique au +216 00 000 000, 24 h/24 : un soignant évalue la situation avec vous et vous dit quoi faire d'ici l'arrivée. Les urgences sont reçues à toute heure, sans rendez-vous.
Et après la nuit
Une crise passée, l'admission se prépare : consultation, hôpital de jour ou hospitalisation libre, selon ce que la situation demande — la précocité de la prise en charge pèse lourd sur l'évolution à long terme. Vous pouvez demander un rendez-vous dès maintenant.
Et si la personne refuse de venir ? C'est la situation la plus fréquente : la page Il refuse de venir explique comment préparer la conversation, et comment la loi encadre l'admission à la demande d'un proche lorsque l'état ne permet pas le consentement.