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Sevrage du cannabis — « zatla » : le manque, la prise en charge, la durée
L'arrêt du cannabis — la « zatla » — provoque un manque bien réel, qui touche surtout l'humeur, le sommeil et l'appétit. Voici les signes, la prise en charge à la clinique et les durées indicatives ; le protocole, lui, est décidé après examen.
Les signes du manque
- Irritabilité, colère, anxiété.
- Insomnie et rêves intenses.
- Perte d'appétit, humeur basse.
- Chez certains, révélation ou aggravation de symptômes psychotiques.
Un seul de ces signes qui s'installe suffit pour justifier un appel — et l'appel n'engage à rien. En cas de doute, le test « Que faire, là, maintenant ? » oriente en trente secondes.
La prise en charge à la clinique
Pour le cannabis, le sevrage repose sur l'accompagnement du sommeil et de l'anxiété, l'entretien motivationnel, et un bilan psychiatrique si des symptômes persistent au-delà du sevrage.
Il s'inscrit dans le même protocole que tous les sevrages :
- Bilan d'entrée : examen clinique, évaluation de la sévérité de la dépendance et recherche des troubles associés — anxiété, dépression, sommeil.
- Sevrage médicalisé puis stabilisation : le syndrome de manque est traité, pas subi ; le sommeil se remet en place, l'appétit revient, l'humeur se relève ou révèle ce qu'elle cachait.
- Travail sur le craving : entretien motivationnel, thérapie cognitivo-comportementale, groupe de parole, plan écrit pour les moments de bascule.
- Après la sortie : consultations rapprochées, entretien familial, orientation vers un groupe d'entraide — le premier mois dehors est suivi de près.
Le détail, étape par étape, est sur la page d'accueil : le protocole, du premier jour jusqu'au dernier.
Combien de temps ?
Le plus fort du manque dure 1 à 3 semaines ; le craving, lui, se travaille ensuite. Ces durées sont indicatives : elles varient avec l'ancienneté de la consommation, les quantités, l'âge et l'état de santé général. Le protocole est décidé après examen.
La fiche cannabis figure aussi parmi les autres substances sur la page d'accueil.
Pour l'entourage
Vous n'avez pas besoin de son accord pour demander conseil : un premier appel sert à décrire la situation, mesurer le degré d'urgence et préparer la suite. S'il refuse d'en entendre parler, la page « Il refuse de venir. Que faire ? » détaille quoi dire, quoi éviter, et quand l'urgence prime sur le consentement. En cas de danger vital — perte de connaissance, convulsion, propos suicidaires —, composez d'abord le 190 (SAMU), puis appelez la clinique.
Deux questions qu'on n'ose pas poser
Peut-on arrêter le cannabis à la maison ?
Souvent oui, avec un suivi. Mais la décision se prend après examen, jamais à l'avance et jamais seul — et un bilan psychiatrique est proposé si des symptômes persistent au-delà du sevrage.
Est-ce que cela restera confidentiel ?
Le secret médical couvre le séjour entier. Aucune information n'est transmise à un employeur, à une administration ou à un tiers sans l'accord écrit du patient.
Avant l'admission : préparer le séjour, ce qu'il faut apporter.
Autres substances : alcool · benzodiazépines · opiacés · cocaïne et stimulants · prégabaline.
Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale. Aucun traitement, aucun arrêt et aucune modification de dose ne doit être décidé à partir de ce site.