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Sevrage des opiacés en Tunisie : héroïne, tramadol, codéine.
Le manque d'opiacés est rarement mortel, mais il est très difficile à traverser seul — et c'est précisément pour cela qu'on ne le traverse pas seul. À la clinique Espoir, à Tunis, le syndrome de manque est traité, pas subi : traitement symptomatique, ou traitement de substitution lorsqu'il est indiqué, avec un suivi rapproché. Le protocole est décidé après examen.
Les signes du manque
- Douleurs diffuses, crampes, frissons.
- Diarrhée, larmoiement, bâillements.
- Insomnie et angoisse.
- Les doses augmentent, et les tentatives d'arrêt seul ont déjà échoué, plusieurs fois.
Un seul de ces signes suffit pour justifier un appel, et l'appel n'engage à rien. En cas de danger vital — perte de connaissance, convulsion, propos suicidaires —, composez le 190 (SAMU), puis appelez-nous : nous préparons l'arrivée. Pour savoir quoi faire là, maintenant, trois questions suffisent à orienter.
La prise en charge à la clinique
Traitement symptomatique du manque, ou traitement de substitution — méthadone, buprénorphine — lorsqu'il est indiqué, avec suivi rapproché. Le syndrome de manque est traité, pas subi. Le séjour suit le même chemin pour chacun :
- Bilan d'entrée : examen clinique, bilan biologique, évaluation de la sévérité de la dépendance et recherche des troubles associés — anxiété, dépression, sommeil, risque suicidaire.
- Sevrage médicalisé : protocole propre à la substance, surveillance des constantes plusieurs fois par jour, hydratation, traitement de chaque symptôme du manque.
- Stabilisation : le sommeil se remet en place, l'appétit revient, l'humeur se relève ou révèle ce qu'elle cachait.
- Travail sur le craving, puis l'après : entretien motivationnel, thérapie cognitivo-comportementale, plan écrit pour les moments de bascule, et consultations rapprochées après la sortie.
Le détail se trouve sur l'accueil : le protocole, du premier jour jusqu'au dernier, et la fiche Opiacés parmi les autres substances prises en charge.
Combien de temps ?
La phase aiguë dure 5 à 10 jours ; les troubles du sommeil et de l'humeur durent plus longtemps et sont suivis pendant le séjour, puis après la sortie.
Ces durées sont indicatives : elles varient avec l'ancienneté de la consommation, les quantités, l'âge et l'état de santé général. Le protocole est décidé après examen.
Pour l'entourage
Vous n'avez pas besoin de l'accord du patient pour demander conseil : un premier appel sert à décrire la situation et à mesurer le degré d'urgence. Plusieurs produits à la fois est le cas le plus fréquent, et celui qu'il ne faut surtout pas gérer seul : les sevrages s'additionnent et se masquent. Décrivez la situation au téléphone, l'ordre des priorités se décide médicalement. S'il refuse d'en entendre parler, la page Il refuse de venir : que faire ? détaille ce qui aide — et ce qui referme la porte.
Deux questions qu'on n'ose pas poser
Peut-on faire un sevrage d'opiacés à la maison ?
Le manque est rarement mortel, mais très difficile à traverser seul : c'est pour cela que les tentatives d'arrêt sans aide échouent souvent. La décision se prend après examen, jamais à l'avance et jamais seul — un traitement du manque, ou une substitution lorsqu'elle est indiquée, rend la traversée possible.
Est-ce que cela restera confidentiel ?
Le secret médical couvre le séjour entier. Aucune information n'est transmise à un employeur, à une administration ou à un tiers sans l'accord écrit du patient.
Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale. Aucun traitement, aucun arrêt et aucune modification de dose ne doit être décidé à partir de ce site.
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Avant l'admission : préparer le séjour, ce qu'il faut apporter.
Autres substances : alcool · benzodiazépines · cannabis · cocaïne et stimulants · prégabaline.