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Sevrage de la prégabaline (Lyrica) : jamais d'arrêt sec
La prégabaline — connue sous le nom de Lyrica — est un médicament détourné de son usage. Son arrêt provoque un manque réel, et un arrêt brutal à forte dose peut provoquer des convulsions : le sevrage repose sur une décroissance planifiée, jamais sur un arrêt sec. Le protocole est décidé après examen.
Les signes du manque
- Anxiété intense, insomnie.
- Sueurs, douleurs, nausées.
- Agitation.
- Autre médicament détourné, le trihexyphénidyle donne confusion et hallucinations, à l'arrêt comme à l'excès.
- Un arrêt brutal de prégabaline à forte dose peut provoquer des convulsions. En cas de danger vital, composez le 190 (SAMU), puis appelez la clinique.
Un seul de ces signes qui s'installe suffit pour justifier un appel — et l'appel n'engage à rien. En cas de doute, le test « Que faire, là, maintenant ? » oriente en trente secondes.
La prise en charge à la clinique
Pour la prégabaline, le sevrage repose sur une décroissance planifiée sur plusieurs semaines — jamais d'arrêt sec —, le traitement de l'anxiété et du sommeil, et la recherche systématique de la douleur ou du trouble qui a fait démarrer la prescription.
Il s'inscrit dans le même protocole que tous les sevrages :
- Bilan d'entrée : examen clinique, évaluation de la sévérité de la dépendance et recherche des troubles associés — anxiété, dépression, sommeil.
- Sevrage médicalisé puis stabilisation : le syndrome de manque est traité, pas subi — doses dégressives, surveillance, prévention des convulsions ; le sommeil se remet en place, l'humeur se relève ou révèle ce qu'elle cachait.
- Travail sur le craving : entretien motivationnel, thérapie cognitivo-comportementale, groupe de parole, plan écrit pour les moments de bascule.
- Après la sortie : consultations rapprochées, entretien familial, orientation vers un groupe d'entraide — le premier mois dehors est suivi de près.
Le détail, étape par étape, est sur la page d'accueil : le protocole, du premier jour jusqu'au dernier.
Combien de temps ?
Comptez 4 à 12 semaines de décroissance selon la dose et l'ancienneté. La lenteur n'est pas un échec, c'est le protocole. Ces durées sont indicatives : elles varient avec l'ancienneté de la consommation, les quantités, l'âge et l'état de santé général. Le protocole est décidé après examen.
La fiche prégabaline figure aussi parmi les autres substances sur la page d'accueil.
Pour l'entourage
Vous n'avez pas besoin de son accord pour demander conseil : un premier appel sert à décrire la situation, mesurer le degré d'urgence et préparer la suite. S'il refuse d'en entendre parler, la page « Il refuse de venir. Que faire ? » détaille quoi dire, quoi éviter, et quand l'urgence prime sur le consentement. En cas de danger vital — convulsion, confusion, perte de connaissance —, composez d'abord le 190 (SAMU), puis appelez la clinique.
Deux questions qu'on n'ose pas poser
Peut-on arrêter la prégabaline à la maison ?
Jamais seul et jamais d'un coup : un arrêt brutal à forte dose peut provoquer des convulsions. La décision se prend après examen, jamais à l'avance — la décroissance est planifiée avec le médecin, palier par palier.
Est-ce que cela restera confidentiel ?
Le secret médical couvre le séjour entier. Aucune information n'est transmise à un employeur, à une administration ou à un tiers sans l'accord écrit du patient.
Avant l'admission : préparer le séjour, ce qu'il faut apporter.
Autres substances : alcool · benzodiazépines · opiacés · cannabis · cocaïne et stimulants.
Les informations de cette page sont générales et ne remplacent pas une consultation médicale. Aucun traitement, aucun arrêt et aucune modification de dose ne doit être décidé à partir de ce site.